Edito

 

Sommes-nous prêts pour le Royaume ?

Avec le temps, on s’enrichit ou tout au moins on accumule. Là, c’est un livre reçu en cadeau, un tableau, un bibelot, un robot ménager, une petite table, un outil… et il y a les vêtements qui sont encore en bon état et puis les accessoires, un foulard, un châle, une écharpe… Et je ne parle pas des collectionneurs, il y a les timbres et puis il y a celles et ceux qui collectionnent tout ce qui concerne un chanteur, un animal « fétiche » ou encore récemment une personne fière d’avoir accumulé 150 soupières… et n’allons pas dire que c’est louche car chacun d’entre nous peut ainsi voir dans telle ou telle chose, une valeur estimable. Et voici que l’évangile nous rejoint alors que nous jetons un regard sur ce qu’il serait nécessaire de trier, non pas pour choisir le royaume de Dieu, mais pour faire de la place, se désencombrer ou comme certains disent pour faire des heureux.

En effet, au chapitre 13, l'évangéliste Matthieu nous offre une collection de paraboles de Jésus. Imaginons un instant être à son école pour apprendre à faire des paraboles…

Le Royaume de Dieu, en fonction de ce que nous avons et nous vivons, à quoi correspondrait-il ?

Enfant, il serait comme cette voiture de pompier pour laquelle on est prêt à échanger ses jouets ; collectionneur, il rassemble tous ses tableaux pour une toile du maître ; malade, tout ce qu’il a pour le médicament miracle. Chacun peut trouver dans sa vie ainsi tout ce qu’il est prêt à mettre sur la table pour obtenir… Le fiancé est prêt à tout ou presque pour sa fiancée, le parent est prêt à tout ou presque pour son enfant, le jardinier est prêt à tout ou presque pour sa culture, le sportif est prêt à tout ou presque pour réaliser un exploit… Pouvons-nous continuer la liste avec le baptisé, le prêtre, le chrétien ? A quoi sommes-nous prêts pour le Royaume de Dieu ?

Je voudrais simplement souligner que dans deux paraboles (celle du trésor dans le champ et celle de la perle), il y a peut-être d’un côté, l’homme et de l’autre Dieu. La première parabole peut nous laisser croire que c’est un peu par hasard que l’homme trouve un trésor dans le champ. En faisant son travail ordinaire, un jour, il y a une rencontre.

C’est le chemin de la fortune, mais le trésor caché dans le champ, à quoi le conduira-t-il ? Il y a des biens qui peuvent ainsi s’emprisonner plus que libérer car ils demandent au sens propre comme au sens figuré, des alarmes, des assurances, d’avoir toujours un œil dessus… Nous sommes plus possédés par cette personne ou cette chose que nous ne la possédons ou nous ne la contemplons.

Et puis, il y a la seconde parabole, celle de l’expert en perles précieuses, presque le collectionneur. J’aimerais y voir Dieu, qui du haut des cieux admire la voûte céleste. Et là, il voit une petite perle bleue, la planète bleue, et là, l’infini de son amour va être pour cette petite perle-là, celle sur laquelle nous nous trouvons et qui devient la prunelle de ses yeux.

En fait, il n’a pas tout, il a même peut-être moins, mais il a un tout entre ces mains. Il nous faut nous entraîner à être des collectionneurs de perles, à être des baptisés pratiquants et ne pas être trop « secs », trop arides, comme si la source d’eau vive de notre baptême ne nous irriguait plus. C’est le cas quand nous sommes trop loquaces dans la prière : nous ne retrouvons même plus le mot Dieu. Idem dans ce que nous pouvons vivre avec telle personne. Nous avons perdu l’essentiel, lorsque nous sommes pris dans le tourbillon des soucis ou que nous ne parvenons pas à détacher notre pensée de la personne qui occupe nos pensées en bien ou en mal. Nous ne faisons pas place à la parole de Dieu, à ce que Dieu peut nous dire. Nous n'entendons plus. Alors permettez-moi de vous partager ma petite parabole du Royaume inspirée d’un témoignage. Chaque année, une amie aspire aux vacances et tout particulièrement à un bonheur simple, celui de retrouver un ban de rochers au bord de la mer où elle peut s’asseoir et avoir pour seul horizon la mer. Il y a de l’infini, du gratuit. Finalement, elle a tout sans avoir rien. Le royaume, c’est avoir le champ du possible à perte de vue, un horizon dégagé, tout en étant à distance du tumulte des vagues. C’est surtout ne pas être submergé et être ainsi sur un roc.

C’est aussi le plus grand bien de Saint François d’Assise : le bien qu’il choisit, c’est la pauvreté. Celui qui tient entre ses mains, un bien précieux ne pourra pas saisir la main de son frère qui se tend vers lui et qui souhaite le saluer et lui dire « bon jour ».

Cela peut sembler peu de choses mais dans le contexte actuel, où l’on doit éviter de se serrer la main ou de se donner la paix, ne transformons pas nos combats personnels en conflits avec d’autres. Ne cherchons donc pas trop loin le Royaume de Dieu. Il s’étend à perte de vue si nous prenons soin de nous asseoir et de relever la tête pour contempler notre mer intérieure.

 Thierry Min curé

 

Planning des messes

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Prière à St Roch

Saint Roch,

Vous avez soigné avec tant de générosité,
de charité, les malades atteints de la peste.
Dieu vous a accordé plusieurs fois de guérir
par le signe de la Croix,
des malades considérés comme perdus.

Avec grande confiance, nous nous adressons
à vous et nous vous supplions :
Intercédez auprès du Seigneur,
Pour nous obtenir amélioration, guérison,
Si Dieu le permet, dans les maladies graves.

Préservez-nous des épidémies,
Secourez-nous dans les maladies du corps,
Mais aussi de l’âme.
Avec grande confiance, nous vous prions
De nous protéger de la foudre dans les orages de nos vies !

Saint Roch, priez pour nous !

Notre Père... Je vous salue Marie...

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Règles sanitaires

 

Tous nos rendez-vous dans nos églises demandent le respect de ces règles :

  • respecter les gestes barrières;

  • me tenir à plus d’un mètre d’une autre personne;

  • désinfecter mes mains à l’entrée de l’église et au moment opportun;

  • porter un masque si j’ai plus de 11 ans et je peux l’enlever momentanément quand un rite l’exige;

  • m’asseoir sur une des places balisées pour l’assemblée réduite (numerus clausus);

  • appliquer exclusivement les gestes liturgiques adaptés (pas de poignée de mains pour le geste de paix; communion exclusivement dans la main...);

  • J’ai pris parfaite connaissance de la liste des personnes dites «vulnérables», c'est-à-dire «à risque de développer une forme grave d'infection au Covid 19» définie par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) en date du 20 avril 2020 (voir l'avertissement).

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